VIRTUAL CONCEPT. --Le colloque organisé par l'Estia au
Bellevue attire entre 300 et 400 scientifiques, passés maîtres
dans l'art de virtualiser la réalité
Visions stéréoscopiques

|
Casque d'immersion. Doté de ce casque
magique nous voilà transportés dans le monde de la
réalité virtuelle PHOTO PATRICK BERNIERE
| Incroyable le nombre de lunettes en
plastique, en carton, en papier que l'on trouve dans le salon
Virtual Concept du Bellevue. Elles ne servent pas à mieux
voir, mais à regarder autrement. A découvrir ce que les yeux
seuls ne pourraient voir. Pas tout à fait comme dans Le Petit
Prince cependant, puisque les lunettes ne montrent pas les
choses du coeur, mais un monde virtuel. Organisé par l'Ecole
d'ingénieurs Estia à Bidart, et l'Université Technologique de
Compiègne ce colloque a rassemblé entre 350 et 400
scienfitiques venus d'une vingtaine de pays différents. Look ?
Noir, costume noir, cheveux gominés... Matrix et son pardessus
ne sont pas très loin. Bref. Jeudi, toute la journée, le public
a pu découvrir les secrets de la réalité virtuelle. D'entrée,
l'hôtesse qui se charge de l'accueil est un avatar. Un
personnage animé, genre surfeur période Beach-boys qui se met
à vous regarder, à vous causer et à vous reprocher de filer
sans vous retourner. Malheur à vous si vous passez devant en
vous grattant le nez. « Vu ! » Et dénoncé. Très drôle. La
société Animazoo basée à Paris est l'auteur de ce nouveau mode
d'accueil qui permet de se passer des hôtesses en chair et en
os.
Industrie. Parmi les exposants, la
plupart présentent des prototypes d'outils utilisant la
réalité virtuelle appliquée au secteur industriel. Ainsi la
société Kallisto venue de Midi-Pyrénées spécialisée dans le
système de prototypage en 3 dimensions pour les secteurs
industriels, médical et militaire. On peut découvrir un moteur
d'avion au coeur duquel il est possible de pénétrer comme si
on le touchait avec ses propres mains. Facile pour les
professionnels de découvrir avec quelle vitesse on peut
changer un boulon par exemple. Les simulateurs de conduite ont
aussi obtenu un certain succès. Petit clin d'oeil du côté de
la technopole Izarbel de Bidart, où la société VR Inside est
en train de prendre vie. Ludovic Bodin, Directeur commente. «
Notre société est conceptrice de solutions de réalité
virtuelle. On travaille avec des casques immersifs, chaque
utilisateur est plongé au coeur de l'action dans l'image. Nous
proposons des univers ludiques ou ludo-éducatifs, afin que les
gens prennent le pouvoir sur l'image, à la manière des jeux de
rôles. Nous utilisons les techniques des jeux vidéos en les
mêlant à la discipline du théâtre d'improvivation. »
On a
testé pour vous : Ludovic Bodin vous plante sur la tête un
casque et là, nous voilà plongé debout dans un paysage...
médiéval. On tourne la tête à droite et on découvre le
château, avec une souris on avance vers lui, mais si on tourne
la tête à gauche on voit le reste du paysage. Et si on lève la
tête on voit le ciel. Comme dans la vraie vie. On peut sortir
du château, le visiter jusqu'à la dernière pierre, en faire le
tour de l'extérieur et se balader dans la campagne. Marrant.
Musée de la mer. La société VR Inside réalise
des bornes de ce type sur des sites, parcs d'attraction pour
les enfants ou musées. A Biarritz, ils viennent de signer un
contrat avec le Musée de la Mer, afin d'installer une borne
d'immersion autour du Mystères des Abysses. Immersion marine
au plus profond des océans. Particulièrement attrayant
pour le grand public, le salon Virtual Concept a permis une
approche de la réalité virtuelle très concrète, tout en
favorisant les échanges entre les diverses sociétés, et Start
Up réunies pour la première fois en France autour de ce
concept d'avenir. (1). VR Inside à Bidart.
www.vr-inside.com. Tél : 05.59.43.84.58.
| |